Histoire du studio – 5

danser rime avec son temps !

Entre les danses depuis ma chambre et celles durant les étés passés au camping, les années passaient tranquillement.

J’ai attendu l’âge de vingt ans pour investir les pistes des boîtes de nuit, nouveau lieu atypique pour développer l’art vivant qu’est la danse.

J’ai connu ces lieux lorsqu’il était autorisé d’y fumer, dont les espaces sombres et clos rendaient l’atmosphère parfois oppressante. Il n’était pas question que de danse, voire même pas du tout question de danse pour certains des visiteurs. L’alcool, les drogues et la drague faisaient partie du tableau. C’était peu engageant mais l’idée de cet espace d’expression libre était plus forte que tout.

D’autant plus que les entrées étaient gratuites pour les filles, et je me demande encore ce qui rendait les garçons encore étudiants eux aussi plus riches que nous…

J’étais donc partagée entre mes études et les sorties qui étaient l’occasion pour moi de danser, depuis mon entrée dans la boîte jusqu’à sa fermeture.

La piste pouvait être vide, et c’était souvent le cas avant vingt-trois heures, je n’avais qu’une hâte : me laisser entraîner par les musiques sur ce sol encore froid.

J’aimais cette liberté qu’offrait la piste : une toile blanche en trois dimensions que je pouvais investir, continuant à m’imposer une variation de mouvements et de pas toujours plus grande.

En parallèle et avant de découvrir les danses de couple, j’ai essayé l’aérobic, la zumba, le bodyattack, le bodyjam et j’ai pratiqué le step. Je recherchais la dépense physique associée à la danse.

Les musiques, trop électroniques à mon goût, m’ont empêchée d’aller plus loin dans ces activités.

D’ailleurs, je dis toujours de commencer par écouter la musique avant de choisir la danse. Lorsque vous hésitez entre la salsa, la bachata, la kizomba (ou autre), je vous encourage à écouter des morceaux de chacun de ces univers afin de choisir de manière plus avertie.

(J’écrirai un article à ce sujet.)

Lorsque ma période boîtes de nuit a commencé à me passer, j’ai fait la découverte d’un bar rémois.

Dans ce lieu étroit mais éclairé, j’ai été attirée par une musique que l’on entendait depuis la rue. Il était à peine vingt-trois heures et je voyais des hommes et des femmes danser ensemble. Le rythme était soutenu, la transpiration avait modifié l’aspect des vêtements et des coiffures.

Au Cuba, on dansait la salsa !

Ce fût un déclic : je voulais apprendre cette danse !

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